Cet article peut contenir des liens affiliés. Si vous réservez ou achetez via ces liens, On part quand ? peut percevoir une petite commission, sans surcoût pour vous. En savoir plus.
Dans le hall de Lille Europe, nous avons rangé les passeports dans la même pochette que les billets, un réflexe acquis après une première fois où un enfant avait glissé le sien au fond d’un sac. Londres en train avec des enfants se prépare un peu plus que Bruxelles, mais le trajet reste étonnamment court et sans stress.
Comment y aller
Depuis Lille, l’Eurostar relie Londres Saint-Pancras en environ 1 h 20. Depuis Paris, comptez environ 2 h 20. Sur ce trajet, la différence avec l’avion est nette : pas de transfert vers un aéroport éloigné, pas de bagage en soute, et l’on arrive en plein centre de Londres. Pour une famille, c’est un vrai gain de calme.
Il faut en revanche arriver plus tôt à la gare que pour un TGV classique, car les contrôles de police et de sécurité demandent un peu de temps. Nous prévoyons environ une heure d’avance, davantage en période de vacances scolaires. Avec des enfants, le temps passé dans la file se transforme en jeu : « qui repère le plus de drapeaux ? ».
Les papiers et les bagages
Pour passer la frontière, chaque personne, enfants compris, doit disposer d’un passeport en cours de validité. Les règles d’entrée au Royaume-Uni évoluent : nous les consultons sur les sites officiels plusieurs semaines avant le départ, notamment pour les autorisations de voyage demandées aux ressortissants de certains pays. Nous prenons aussi une copie numérique des documents de chaque enfant sur le téléphone.
Côté bagages, les règles de l’Eurostar sont généreuses, mais mieux vaut voyager léger : un sac par personne, que l’enfant peut porter lui-même, et un petit sac à dos pour ses jeux. Dans le train, l’espace pour les valises se trouve en bout de voiture ou au-dessus des sièges, et il faut parfois porter le sac sur quelques mètres. Une valise trop lourde se transforme vite en corvée.
Samedi : un musée, un parc, un bus rouge
À la sortie de Saint-Pancras, nous déposons les bagages à l’hébergement si l’horaire le permet, sinon nous gardons les sacs légers. Le samedi, nous organisons la journée autour d’un grand musée : le Natural History Museum, avec ses squelettes de dinosaures dans le hall, séduit presque tous les enfants. L’entrée dans les collections permanentes est gratuite, mais l’affluence peut obliger à attendre : un créneau tôt le matin évite les files.
L’après-midi, nous marchons dans Hyde Park ou Regent’s Park pour laisser les enfants courir. Une pause dans un café avec des gâteaux britanniques sert de récompense. Enfin, une courte balade dans un bus à impériale, à l’étage et à l’avant, remplace avantageusement les visites de monuments pour les plus jeunes. Le soir, un dîner tôt et un retour à pied limitent la fatigue du soir.
Dimanche : la Tamise et le départ
Le dimanche matin, nous longeons la Tamise depuis Westminster jusqu’au London Eye, puis nous franchissons le pont en direction de la rive sud. Voir Big Ben et le Parlement de près fait partie des images que les enfants retiennent le mieux. Nous évitons les visites guidées longues, qui n’ont de sens que pour des enfants plus grands.
Pour le retour, nous prévoyons un train en milieu ou fin d’après-midi, avec un retour à la gare au moins une heure et demie avant le départ, contrôles compris. Si les enfants sont fatigués, nous réservons un taxi pour la dernière partie du trajet plutôt que le métro bondé.
Où dormir
Pour une nuit, nous privilégions un hébergement près de King’s Cross et de Saint-Pancras. Le quartier est pratique pour la gare, avec des restaurants variés et des liaisons de métro simples. Les chambres londoniennes sont souvent petites : nous cherchons donc un hôtel qui annonce clairement des chambres familiales, ou un appartement hôtel qui permet d’étaler les affaires sans stress.
Notre rythme pour le week-end
- Samedi matin : train, dépôt des bagages, musée.
- Samedi après-midi : parc, goûter, retour tôt.
- Dimanche matin : Tamise, Westminster, London Eye.
- Dimanche après-midi : retour à la gare avec une bonne marge.
Gérer l’attente et la fatigue
Avec des enfants, la partie la plus délicate du voyage n’est pas le trajet lui-même, mais les temps morts : la file au contrôle, l’attente dans le hall, le métro londonien en fin de journée. Nous transformons ces moments en petits jeux, comme repérer les enseignes les plus étranges ou deviner la couleur de la prochaine rame. Une collation sortie au bon moment règle plus de crises qu’un long discours.
Nous acceptons aussi de ne pas tout voir. Londres est immense, et vouloir cocher une liste complète avec des enfants mène droit à la déception. Un musée, un parc, une balade au bord de l’eau : cela suffit largement pour deux jours.
À savoir avant de partir
- Vérifier la validité des passeports et les formalités d’entrée bien avant le départ.
- Arriver à la gare environ une heure avant le départ.
- Prévoir une carte de paiement acceptée à l’étranger, ainsi qu’un peu de monnaie locale.
- Emporter un adaptateur pour les prises anglaises si vous rechargez les téléphones.
- Choisir un sac que l’enfant peut porter seul, avec ses jeux et son doudou.
- Prévoir un vêtement de pluie : la météo londonienne change vite.
Horaires et durées à vérifier avant le départ : les circulations, les temps de contrôle et les conditions tarifaires pour les enfants varient selon les périodes. Nous revérifions tout la veille au soir, avec les billets ouverts sur le téléphone et une version papier au fond du sac.
Londres demande un peu plus de logistique qu’un week-end belge, mais le train transforme l’expérience : pas d’aéroport, pas de bagage perdu, et un trajet où les enfants peuvent bouger. Pour une famille qui hésite à franchir la Manche, c’est le test idéal.



