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À la réservation, nous avons passé plus de temps à choisir nos places qu’à décider de la destination. Voilà ce que l’expérience nous a appris : dans un TGV, le choix de la voiture et du siège influence autant l’ambiance du trajet que la météo à l’arrivée. Pour ce week-end à Lyon, nous avons testé plusieurs configurations de places, et voici ce qui marche.
Comment y aller depuis Lille
Depuis Lille, des TGV directs rejoignent Lyon en environ 3 h, sans passer par Paris. C’est l’une des liaisons les plus pratiques du nord de la France : pas de correspondance, pas de changement de gare, et un trajet suffisamment long pour que les enfants aient le temps de jouer, de dessiner et de dormir un peu. Selon les jours, il existe aussi des liaisons avec changement à Paris, mais nous préférons le direct dès que l’horaire convient.
Choisir sa voiture et ses places
Selon les rames, plusieurs espaces peuvent aider une famille : certaines voitures disposent d’un espace dédié aux enfants ou aux familles, d’autres offrent des carrés de quatre places face à face avec table. Les rames à deux niveaux proposent des places à l’étage, souvent plus calmes, mais avec un escalier qui complique la vie avec une poussette. Nous consultons le plan de la rame au moment de la réservation et nous choisissons en fonction de l’âge des enfants.
- Pour des petits : une place proche des portes, avec de l’espace pour la poussette.
- Pour des enfants de 6 à 10 ans : un carré avec table, au calme, pour dessiner et jouer aux cartes.
- Pour des ados : une place côté fenêtre, avec une prise pour recharger le téléphone.
Nous évitons les places près des toilettes, qui génèrent du passage et du bruit, et les places dos au sens de la marche pour les enfants sujets au mal des transports. Une famille de quatre peut aussi se répartir en deux paires face à face, de part et d’autre du couloir, si aucun carré n’est libre.
Samedi : le Vieux Lyon et les traboules
En arrivant à Lyon, nous rejoignons le Vieux Lyon en métro. Les ruelles pavées, les maisons Renaissance et les traboules, ces passages couverts qui traversent les immeubles, amusent les enfants comme une chasse au trésor. Nous en repérons deux ou trois sur la carte avant de partir, puis nous les parcourons en jouant à cache-cache.
Le déjeuner se prend dans un bouchon lyonnais, ces petites tables qui servent la cuisine locale ; nous vérifions qu’un menu enfant ou des plats simples existent. L’après-midi, la colline de Fourvière se rejoint en funiculaire, ce qui fait déjà une activité en soi. La vue sur la ville depuis l’esplanade vaut la montée.
Dimanche : le parc de la Tête d’Or
Le dimanche matin, direction le parc de la Tête d’Or. C’est un grand espace vert avec un lac, un jardin botanique, des serres et un zoo gratuit, où l’on croise girafes, éléphants et petits animaux. Les enfants courent, les adultes marchent doucement, et le déjeuner peut se transformer en pique-nique. Nous vérifions les horaires d’ouverture avant d’y aller, car ils changent selon la saison.
Pour ceux qui préfèrent une activité plus culturelle, le musée des Confluences, avec son architecture étonnante, propose une approche accessible des sciences et de la nature. Nous n’en choisissons qu’un par week-end.
Où dormir
Pour une nuit, nous préférons un hébergement dans la Presqu’île ou près de la gare de la Part-Dieu. La Presqu’île est animée, avec beaucoup de restaurants, et se parcourt à pied. La Part-Dieu est plus pratique pour le retour, avec des liaisons de métro faciles. Un hôtel avec une chambre familiale est un bon choix, et nous préférons un logement au calme plutôt que sur une grande rue bruyante du samedi soir.
Le retour
Pour le retour, nous choisissons un train en milieu d’après-midi, afin que les enfants arrivent à Lille avant l’heure du coucher. Nous évitons les derniers trains du soir, surtout après une journée de marche. Dans le train, les enfants s’endorment presque toujours pendant la première heure.
Occuper les enfants pendant trois heures
Trois heures de train, c’est long pour un enfant, et court pour un adulte qui voudrait lire. Nous répartissons les activités : une première heure de dessin ou de coloriage, une deuxième consacrée à la collation et aux jeux de cartes, une troisième pour regarder le paysage ou écouter une histoire. Un écran reste possible en dernier recours, mais nous avons constaté que les enfants s’en passent mieux quand les autres options sont prêtes.
Un petit carnet de voyage, où chacun note ou dessine ce qu’il voit, rend le trajet presque aussi mémorable que la destination.
À savoir avant de partir
- Consulter le plan de la rame au moment de la réservation et choisir des places côte à côte.
- Vérifier les conditions tarifaires pour les enfants selon l’âge.
- Emporter une prise multiple ou une batterie externe pour les téléphones.
- Préparer un petit sac de jeux, avec un livre et des feutres.
- Prévoir des collations : le service de restauration peut être limité sur certains trains.
- Acheter à l’avance les titres de transport locaux ou utiliser un paiement sans contact.
Horaires et durées à vérifier avant le départ : les circulations, les temps de trajet et les ouvertures des sites varient selon les périodes. Nous contrôlons ces informations quelques jours avant, puis la veille.
Lyon se prête bien aux séjours en famille, et le train direct enlève l’essentiel du stress. En choisissant bien nos places, nous avons transformé trois heures de trajet en un moment calme, avec des enfants occupés et des adultes qui regardent le paysage.



