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Le samedi de changement de séjour, les routes vers le Sud sont pleines, les accueils des villages vacances aussi, et les enfants ont déjà demandé trois fois si on arrivait bientôt. Pour notre séjour dans les gorges de l’Ardèche, du côté de Vallon-Pont-d’Arc, nous avons décidé de traiter cette journée comme un vrai chapitre du voyage, avec son propre plan.
Pourquoi le samedi est le jour le plus compliqué
La plupart des villages vacances et résidences fonctionnent par semaines, du samedi au samedi. Résultat : tout le monde part et arrive le même jour, les autoroutes saturent, les gares aussi, et l’accueil du village croule sous les valises. Les logements ne sont jamais prêts avant la fin d’après-midi, alors que les familles arrivent dès le matin ou à midi. Il faut donc prévoir une zone tampon.
Notre règle : ne jamais arriver avec l’espoir d’entrer tout de suite. On arrive affamés, on déjeune ailleurs, on dépose les bagages, on s’occupe pendant que le logement se prépare.
Comment on y va depuis Lille
Depuis Lille, l’Ardèche demande une longue journée. En voiture, il faut compter environ huit à neuf heures avec pauses, par Reims, Dijon et la vallée du Rhône. En train, la solution est de rejoindre Lyon ou Valence, puis de louer une voiture sur place ou de prendre une navette : environ six heures avant la dernière portion. Nous avons choisi la voiture, avec un départ très tôt, vers cinq heures et demie, enfants en pyjama sur la banquette.
Pour tenir, nous prévoyons trois pauses : une pour le petit déjeuner, une pour le déjeuner, une pour le goûter. Un arrêt à Lyon, avec une promenade près de la Saône, coupe le trajet de façon agréable.
La journée de transit, heure par heure
- Départ à l’aube, enfants à moitié endormis, tablette et livres audio prêts.
- Première pause en Champagne, avec jeux de balle sur une aire d’autoroute aménagée.
- Déjeuner à Lyon ou dans la vallée du Rhône, dans un restaurant calme du centre plutôt qu’une aire bruyante.
- Arrivée en milieu d’après-midi, accueil, remise des clés.
- Installation rapide, dîner simple, coucher tôt.
Le seul vrai luxe de cette journée, c’est la patience. Nous parlons des étapes à l’avance, nous cochons les pauses sur une carte dessinée par les enfants : cela donne du sens au trajet.
Notre dimanche
Le dimanche, nous restons près du village vacances. C’est le jour de la piscine, du tour du parc et de la découverte du club. Nous nous gardons bien d’organiser une grande excursion le lendemain d’un trajet de neuf heures. Les enfants jouent, nous récupérons, nous explorons à pied les alentours.
En fin d’après-midi, première sortie douce : une promenade jusqu’au Pont-d’Arc, cette arche naturelle creusée par la rivière, qui se visite facilement et émerveille les enfants dès huit ans. Les plus petits préfèrent jeter des cailloux dans l’eau, ce qui est tout aussi légitime.
Où dormir
Dans cette région, les villages vacances s’installent souvent près de la rivière ou en bordure de forêt, avec des logements en bungalows ou en appartements bas. Un logement à l’ombre est un atout en été, car la chaleur monte vite. Nous avons préféré un hébergement avec terrasse, où l’on peut dîner dehors à la tombée du jour, au son des cigales. La proximité de la piscine rassure aussi les parents de jeunes enfants.
Le retour : l’autre samedi
Le samedi suivant, même exercice en sens inverse, avec une difficulté supplémentaire : la fatigue de fin de vacances. L’état des lieux demande de libérer les logements tôt, souvent entre neuf et dix heures. Nous faisons la veille un maximum de rangement et de chargement, nous mangeons les restes du frigo, et nous prévoyons un déjeuner à mi-route. Le petit rituel qui marche chez nous : un dernier tour de piscine avant de partir, pour que les enfants quittent le village avec un sourire.
Sur la route du retour, nous alternons conduite et pauses, avec un livre audio pour les enfants. Une arrivée tardive à Lille n’est pas un drame, à condition de prévoir de quoi manger le soir et des lits faits d’avance.
Peut-on éviter le samedi ?
Certaines résidences et villages proposent des arrivées le dimanche, le vendredi ou à la carte, surtout hors saison. Cela vaut le coup de demander : un départ le vendredi soir, avec une nuit en route, transforme le samedi en journée de repos plutôt qu’en marathon. Cette solution a un coût logistique, car il faut prévoir une étape, mais elle réduit nettement la fatigue du convoi.
Autre possibilité : décaler d’un jour et profiter de la route plus libre. Beaucoup de familles ne le font pas parce que le calendrier scolaire ne laisse pas de marge, mais pour un week-end prolongé ou une courte semaine, c’est un vrai confort.
À savoir avant de partir
- Demander l’heure exacte de remise des clés et la possibilité de laisser les bagages.
- Prévoir un déjeuner de secours, au cas où le restaurant du village est fermé le samedi midi.
- Vérifier les prévisions de trafic et choisir un départ très tôt ou très tard.
- Préparer un sac à portée de main avec maillots, serviettes et vêtements de rechange pour le premier après-midi.
- Garder un jeu de cartes, des livres audio et des collations dans l’habitacle.
- Confirmer l’heure de départ du dernier jour et préparer les bagages la veille.
Horaires et durées à vérifier avant le départ, d’autant que les samedis de grands départs modifient les temps de trajet.



