Cet article peut contenir des liens affiliés. Si vous réservez ou achetez via ces liens, On part quand ? peut percevoir une petite commission, sans surcoût pour vous. En savoir plus.
Le premier samedi de décembre, nous sommes à la gare de Lille avant que les enfants n’aient fini de râler. Colmar en train, c’est un pari : le trajet est long, les marchés de Noël sont très fréquentés, et deux enfants de six et neuf ans n’ont pas la même résistance au froid. Mais organisé avec méthode, ce week-end se passe bien.
Pourquoi choisir Colmar plutôt qu’un autre marché
Strasbourg est la grande capitale de Noël, mais ses marchés sont dispersés sur plusieurs places et l’affluence y est plus forte. Colmar est plus compacte : tout se fait à pied dans le centre ancien, les quartiers à colombages sont à dix minutes les uns des autres, et les enfants gardent un repère visuel facile. Pour une famille avec des petits, cette échelle humaine compte plus que le nombre de stands.
Les vacances de Noël ne démarrent qu’à la fin décembre, mais les marchés ouvrent avant. Nous partons donc le premier ou le deuxième week-end, avant la bousculade des congés scolaires, quand le marché est déjà décoré et que les files restent raisonnables. C’est l’un des rares cas où partir hors vacances scolaires change vraiment l’expérience : moins de monde dans les ruelles, des places assises dans les restaurants, et des enfants moins écrasés par la foule.
Comment y aller depuis Lille
Pas de liaison directe : nous passons par Paris ou par une autre grande gare avec un changement. Comptez environ quatre à cinq heures au total, selon la correspondance. Nous réservons des places côte à côte, une table si possible, et nous emportons des jeux de cartes, un livre de coloriage et un goûter. En voiture, la durée est comparable mais le stationnement dans le centre de Colmar est compliqué en décembre ; le train gagne sur ce point.
Samedi : marchés et Petite Venise
Nous arrivons en milieu d’après-midi, posons les valises à l’hôtel et partons directement vers le centre. Premier réflexe : repérer les différents marchés autour de la place de l’ancienne douane, de la place Jeanne-d’Arc et du quartier des Tanneurs. Chaque emplacement a son ambiance : l’un plutôt gourmand, l’autre plutôt artisanal.
La Petite Venise, le long de la Lauch, est le quartier que les enfants retiennent. Les maisons colorées se reflètent dans l’eau, les décorations sont partout, et nous marchons doucement jusqu’à la nuit tombante, quand les lumières s’allument. Nous dînons tôt dans un restaurant de la vieille ville, plutôt que de grignoter debout au marché. Les enfants se couchent à une heure normale ; le lendemain sera plus agréable.
Où dormir : un hôtel dans le centre ou juste à côté
La seule vraie règle : dormir à pied du centre historique. Un hôtel de taille moyenne dans la vieille ville ou autour de la gare évite les trajets nocturnes avec des enfants fatigués. Nous cherchons une chambre familiale ou deux chambres communicantes, et nous réservons très tôt, souvent dès la fin de l’été, car Colmar affiche complet à cette période. Les logements éloignés du centre paraissent économiques, mais ils obligent à reprendre la voiture ou un bus tard le soir.
Dimanche : musée et pause au chaud
Le dimanche matin, nous évitons les marchés bondés et allons au musée Unterlinden, qui abrite le retable d’Issenheim. C’est un lieu calme, au chaud, et les plus grands sont curieux devant les œuvres médiévales. Une demi-matinée suffit. Ensuite, déjeuner sans hâte, puis dernier tour de marché en début d’après-midi pour acheter quelques cadeaux et une boîte de bredele à rapporter à la maison.
Les enfants fatigués ? Nous prévoyons toujours une pause dans un salon de thé, où chacun reprend des forces avant la gare. C’est une manière de changer de rythme sans rien annuler.
Le retour
Nous prenons un train en milieu ou fin d’après-midi. Un départ trop tardif exposerait les enfants à un retour de nuit, et les trains de fin de semaine sont chargés. Nous mettons les sacs de cadeaux dans les porte-bagages et nous nous installons tôt, pour que chacun ait sa place.
À savoir avant de partir
- Réserver le train et l’hébergement longtemps à l’avance : décembre est la période la plus demandée.
- Emporter des vêtements chauds en couches, des gants de rechange et des chaussures confortables pour les pavés.
- Prévoir un porte-bébé ou une poussette étroite si un enfant est petit : les ruelles sont encombrées.
- Fixer un point de rendez-vous en cas de séparation dans la foule, et le répéter aux enfants.
- Consulter les dates exactes d’ouverture des marchés sur le site officiel de la ville.
- Garder un peu d’espèces pour les petits stands qui n’acceptent pas toujours la carte.
- Horaires et durées à vérifier avant le départ : trains, correspondances et ouvertures des marchés varient d’une année à l’autre.
Notre bilan de famille
Le plus important, c’est de ne pas vouloir tout voir. Un marché, un quartier, un musée, un goûter chaud : voilà un programme qui fonctionne à six et neuf ans. Colmar récompense la lenteur, et un week-end suffit pour en profiter sans que la fatigue du voyage ne l’emporte sur le plaisir.
Si vous avez le choix, partez avant le grand pic des vacances et logez au cœur de la ville. Tout le reste en découle.



