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Notre règle d’or, apprise à force de portiques et de marches de gare : tout ce qui entre dans le train doit pouvoir être porté par un seul adulte en dix mètres. Pour ce week-end à Nantes, la poussette, les deux sacs et le doudou ont servi de test grandeur nature, et ce que nous avons gardé ou laissé à la maison vaut pour tous les voyages suivants.
Comment y aller
Depuis Lille, il faut passer par Paris : un TGV jusqu’à Paris, un transfert en métro de la gare du Nord à Montparnasse, puis un TGV Atlantique jusqu’à Nantes, soit environ 2 h pour la partie Paris-Nantes. Au total, on peut compter environ 5 h à 5 h 30 avec la correspondance. Les familles qui partent de Paris auront simplement un trajet de deux heures environ, très confortable.
Avec une poussette, notre choix de place est stratégique : nous réservons dans une voiture avec un espace dédié aux bagages ou aux poussettes, en bout de rame. La poussette repliée se range alors sans bloquer le couloir. Nous la plions en deux gestes avant d’entrer, pour éviter de faire la queue sur le marchepied.
Voyager léger : ce que nous emportons
Pour deux jours, un sac de voyage par adulte et un petit sac à dos par enfant suffisent. Nous évitons les grandes valises rigides : elles prennent de la place dans les compartiments, résistent mal aux marches et obligent à porter plutôt qu’à rouler. Un sac souple se glisse dans un coin, sous un siège ou au-dessus.
Les objets indispensables tiennent dans un petit sac accessible : collations, mouchoirs, lingettes, un jouet, une couverture légère. Tout le reste reste dans le sac principal. Si un enfant s’endort, nous n’avons ainsi aucun besoin de fouiller sous les valises.
Samedi : les Machines de l’île
À Nantes, nous rejoignons le centre en tramway depuis la gare, ce qui reste le moyen le plus simple avec une poussette. L’objectif du samedi après-midi est clair : les Machines de l’île, sur l’île de Nantes. Le grand éléphant mécanique qui marche et arrose les visiteurs est un moment de joie pour les enfants. Le Carrousel des Mondes marins, juste à côté, complète la visite, avec ses créatures à enfourcher.
Nous vérifions à l’avance les horaires de promenade de l’éléphant et les conditions de réservation sur le site officiel, car les créneaux varient selon la saison et les jours. Après la visite, un goûter sur les bords de Loire permet de souffler.
Dimanche : le château et le centre
Le dimanche matin, nous visitons le château des ducs de Bretagne, dont les remparts se parcourent facilement, même avec une poussette sur certaines parties. La cour intérieure est agréable pour une pause. Le musée d’histoire propose un parcours accessible, mais nous le limitons à une heure avec les enfants.
Puis nous flânons dans le centre, par le passage Pommeraye et ses escaliers monumentaux, pour une photo en famille. Le déjeuner se prend dans une crêperie : c’est bon, rapide et adapté aux enfants.
Où dormir
Pour la nuit, nous cherchons un logement près de la gare ou du centre, bien desservi par le tram. Les deux secteurs permettent de rejoindre facilement les sites. Un appartement avec ascenseur ou un hôtel avec accès de plain-pied facilite la vie avec une poussette. Nous évitons les hébergements en étage sans ascenseur, qui transforment l’arrivée en épreuve.
Nos arbitrages bagages
- Poussette légère et pliable, plutôt qu’un modèle volumineux.
- Un seul sac à roulettes par adulte, sinon sacs souples.
- Un petit sac « accès rapide » avec collations et mouchoirs.
- Les jouets limités à un par enfant, choisi la veille.
- Les vêtements en couches plutôt qu’en grande quantité.
Le retour
Pour le retour, nous prenons un train en milieu d’après-midi. À Paris, nous gardons la même marge d’une heure et demie, avec les enfants qui portent leur sac. À l’arrivée à Lille, le dernier trajet se fait en métro, avec la poussette repliée dans un coin. Les enfants s’endorment presque toujours avant l’arrivée.
La poussette dans la rame
Une dernière précision sur la poussette : nous la plions toujours avant de monter, même si le couloir semble large. Un enfant qui dort peut rester dans un porte-bébé ou dans les bras le temps de ranger l’ensemble. Une fois assis, la poussette repose dans l’espace prévu, retenue par ses freins, et nous gardons la housse de pluie sur le dessus pour éviter qu’elle ne glisse.
À l’arrivée, nous sortons les bagages en premier, puis la poussette, et nous attendons sur le quai que la foule s’éclaircisse. Rien ne presse, et ce calme évite de bousculer un enfant ou d’oublier un sac.
À savoir avant de partir
- Réserver des places proches de l’espace bagages et des portes.
- Étiqueter chaque sac avec un nom et un numéro de téléphone.
- Vérifier l’accès du métro ou du tram en poussette, ascenseurs compris.
- Prévoir une housse de pluie pour la poussette.
- Réserver à l’avance les visites très demandées.
Horaires et durées à vérifier avant le départ : les trajets, les correspondances et les horaires d’ouverture des sites changent selon les périodes. Nous revérifions chaque information la veille au soir.
Voyager léger demande de renoncer à quelques « au cas où », mais personne ne regrette de porter moins. À Nantes, nos bagages ont tenu sans effort, et la poussette n’a bloqué personne. C’est la meilleure preuve que le contenu d’un sac compte moins que la façon de le ranger.



