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À la sortie de la voiture, sur le parking de Beauval, la première question de nos enfants n’a pas été « où sont les pandas ? » mais « on mange quand ? ». C’est le genre de détail qui décide d’un week-end au zoo : un programme ambitieux sur le papier s’effondre vite si personne n’a prévu le déjeuner. Voici comment nous organisons deux jours au ZooParc de Beauval, dans le Loir-et-Cher, avec deux enfants et un départ de Lille.
Y aller depuis Lille
En voiture, il faut compter environ 5 h 30 à 6 h depuis Lille, en passant par Paris puis la direction d’Orléans et de la vallée du Cher. C’est long pour de jeunes enfants, d’où notre règle : un départ très tôt le vendredi soir ou en fin d’après-midi, avec une nuit d’étape, ou un départ avant le lever du jour le samedi, enfants en pyjama sur la banquette arrière.
Le train est possible, mais il demande de l’organisation. Nous prenons un TGV jusqu’à Paris, puis une correspondance vers Tours ou Blois. De là, la gare de Saint-Aignan-Noyers est desservie par des TER, et le parc se trouve à une courte distance de la gare, en taxi ou en navette selon la saison. Les horaires de ces correspondances changent d’une période à l’autre : nous les vérifions toujours une semaine avant le départ.
Le samedi : arriver avant tout le monde
Le principe est simple : être devant les portes à l’ouverture. Les premières heures sont les plus calmes, les animaux sont actifs, et les files d’attente aux restaurants n’existent pas encore. Nous gardons les grands classiques pour le matin : les serres équatoriales avec leur ambiance chaude et humide, puis les grands félins et les éléphants.
Pour déjeuner, nous évitons le pic de midi. Soit nous mangeons très tôt, vers 11 h 30, soit nous reportons après 13 h 30. Un pique-nique n’est pas toujours possible sur place, il faut donc lire les règles du parc avant de remplir la glacière.
L’après-midi, nous prévoyons un spectacle. Les démonstrations d’oiseaux en vol libre et d’otaries sont un bon moment pour s’asseoir, souffler et laisser les petits dormir à moitié. Nous regardons le programme du jour à l’entrée et nous plaçons deux spectacles maximum, jamais davantage. Le pic de fatigue arrive vers 16 h : c’est le moment de la glace, pas d’un enclos de plus.
Les pandas, sans se faire piéger
Beauval est connu pour ses pandas géants, et leur espace attire du monde. Nous les visitons soit à l’ouverture, soit en toute fin de journée, quand le flux se calme. En famille, une visite de dix minutes sans bousculade vaut mieux qu’une demi-heure dans la foule.
Une nuit près du parc
Pour dormir, nous cherchons autour de Saint-Aignan, de Noyers-sur-Cher ou de Montrichard. Les formules ne manquent pas : hôtels de chaîne, gîtes, chambres d’hôtes, résidences avec cuisine. Notre préférence va à une chambre familiale ou un petit appartement, parce que le soir, après huit heures de marche, personne n’a envie de partager une salle de bain à quatre dans douze mètres carrés. Une cuisine, même minuscule, permet aussi de préparer un petit-déjeuner à l’heure des enfants, pas à celle du buffet.
Nous réservons tôt pour les vacances scolaires, car le secteur se remplit vite quand le parc affiche complet. Un hébergement à vingt minutes de route fait gagner du calme et parfois de la place, au prix d’un trajet le matin.
Le dimanche : un rythme plus lent
Le deuxième jour, nous ne cherchons pas à tout revoir. Nous reprenons les enclos que les enfants ont préférés la veille, ceux où ils sont restés collés à la vitre. Ce sont rarement les animaux les plus célèbres : chez nous, un groupe de petits singes a battu les pandas à plate couture.
La matinée peut être consacrée aux zones qu’on a laissées de côté : le secteur des primates, les aquariums, un coin plus tranquille. Après le déjeuner, nous laissons à chacun un petit droit de veto : un aller-retour vers un enclos, un tour d’aire de jeux, ou rien du tout et un banc à l’ombre.
Nous quittons le parc vers le milieu de l’après-midi. Rester jusqu’à la fermeture donnerait des enfants épuisés et un trajet retour pénible.
Le retour sans stress
Le retour vers Lille représente encore plusieurs heures de route, soit environ 5 h 30 à 6 h sans pause. Nous partons donc avec le dîner prévu : sandwichs dans la glacière, fruits, de quoi tenir jusqu’à une aire de repos. Si les trois derniers jours de la semaine sont chargés au travail, nous gardons le lundi libre. Un enfant qui n’a pas eu son temps de décompression le dimanche soir le fera payer le lundi matin.
En train, nous calons le retour sur un horaire qui laisse une marge pour les correspondances. Une correspondance de dix minutes avec deux valises, un sac à dos et un enfant qui marche à son rythme n’est pas réaliste.
À savoir avant de partir
- Réserver les billets à l’avance, de préférence en ligne, et vérifier ce qu’ils incluent.
- Prévoir de bonnes chaussures, un coupe-vent et une casquette : le parc se parcourt à pied, avec peu d’ombre à certains endroits.
- Une poussette pliable aide pour les moins de quatre ans, même si l’enfant marche bien le matin.
- Emporter une gourde par personne et des encas non salissants.
- Lire le plan et le programme des spectacles à l’entrée, puis s’y tenir.
- Réserver l’hébergement tôt pendant les vacances scolaires.
- Prévoir des vêtements de rechange dans la voiture, surtout pour les petits.
- Les horaires et les durées indiqués ici sont approximatifs : horaires et durées à vérifier avant le départ.
Notre conclusion de famille : deux jours suffisent largement, à condition de ne pas courir. Mieux vaut quitter Beauval avec l’impression de n’avoir pas tout vu que de repartir avec des enfants qui ne veulent plus entendre parler d’animaux jusqu’à Noël.



